Émile Zola s’intéresse très tôt à la peinture de son époque, celle des artistes rejetés par la critique officielle. L’écrivain, critique d’art, défend à plusieurs reprises Édouard Manet qu’il considère comme un nouveau maître, à la « personnalité vigoureuse et originale ». Pour le remercier, Édouard Manet propose à l’écrivain de faire son portrait. C’est le début d’une belle amitié entre les deux hommes. Dans ce portrait, le décor comprend plusieurs objets qui témoignent des goûts et du métier de Zola. Au mur, vous pouvez notamment reconnaître l’Olympia d’Édouard Manet qui fit scandale au Salon de 1865, véritable chef-d’œuvre aux yeux de l’écrivain. Ce dernier pose assis à sa table de travail, il a pour habitude d'écrire quatre à cinq pages par jour : « Nulla dies sine linea » (en latin, « Pas un seul jour sans une ligne »). Il tient un livre à la main ; selon les critiques, il s'agit très probablement de L'Histoire des peintres de Charles Blanc, que consultait souvent Édouard Manet. Sur le bureau, on peut remarquer un encrier et une plume qui, tous deux, représentent le métier d’écrivain. Derrière l'encrier, vous pouvez reconnaître l'article que Zola a écrit sur Manet pour le défendre, publié sous la forme d'un fascicule dont la couverture est de couleur bleue.
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